Le maçon et le couvreur travaillent sur les mêmes murs

Dans notre métier, la frontière entre couverture et maçonnerie est très mince. Une tuile de rive tient sur un scellement ; un solin s'encastre dans une saignée ; une charpente prend appui sur une sablière posée par le maçon. Dès qu'on démonte un versant, on découvre presque toujours un ouvrage maçonné à reprendre en dessous.

C'est pour cette raison que la maçonnerie à Six-Fours-les-Plages fait partie de nos prestations quotidiennes, et non d'une activité annexe. Nous remontons des souches, nous refaisons des génoises, nous consolidons des murets de soutènement et nous coulons des dalles de terrasse, avec les mêmes équipes que celles qui montent sur les toits.

Un seul interlocuteur

Pas de renvoi entre corps de métier quand la fuite vient du couronnement et pas de la tuile.

Des liants choisis

Chaux, mortier bâtard ou ciment : le liant s'adapte au mur, jamais l'inverse.

Décennale sur l'ouvrage

Les reprises structurelles sont couvertes, attestation remise avec le devis.

La souche de cheminée, le point le plus exposé de la maison

Regardez n'importe quelle maison du littoral : la souche est l'élément qui prend tout. Le vent frappe ses quatre faces, la pluie ruisselle sur le couronnement, le conduit la chauffe de l'intérieur et les embruns cristallisent dans ses joints. Elle vieillit trois fois plus vite que le reste de la construction.

Notre intervention type consiste à déposer le chapeau, purger les rangs pulvérulents, remonter en briques ou en agglos pleins hourdés au mortier bâtard, couler un couronnement légèrement pentu avec goutte d'eau, puis reprendre le raccord avec la couverture. Ce raccord relève de la zinguerie : bavette, solin et contre-solin en zinc, posés dans une engravure et non simplement collés au mastic.

Un indice à connaître

Une auréole au plafond située pile à l'aplomb du conduit vient neuf fois sur dix de la souche, pas des tuiles. Si l'eau tombe dès la première averse, notre page intervention d'urgence sur fuite décrit la marche à suivre avant notre arrivée.

Les ouvrages que nous réalisons le plus souvent

Génoise provençale

Deux, trois ou quatre rangs de tuiles canal scellés en encorbellement. Nous reprenons les tuiles descellées, nous remplaçons celles qui ont éclaté et nous rescellons à la chaux, en conservant le débord d'origine. Une génoise saine écarte l'eau du mur et évite les coulures noires en haut de façade.

Appuis, seuils et jambages

Un appui de fenêtre fendu laisse l'eau filer sous le tableau. Nous le remplaçons par un élément préfabriqué ou coulé en place, avec rejingot et larmier, puis nous reprenons l'enduit périphérique avant le ravalement de la façade.

Terrasses et dallage

Dalle béton armée sur hérisson, forme de pente d'au moins 1 %, joints de fractionnement, puis carrelage ou pierre. Quand la terrasse est en étage, l'ouvrage sert de support à un système d' étanchéité relevé sur acrotère, conformément au DTU 43.1.

Travaux de maçonnerie à Six-Fours-les-Plages : souche de cheminée remontée

Murets et restanques

Sur les terrains en pente de l'arrière-pays, la pierre sèche reste la meilleure réponse : elle draine, elle bouge un peu, elle ne casse pas. Nous reconstituons le lit de fondation, nous trions les pierres par calibre et nous croisons les boutisses tous les mètres.

Bâti ancien : pourquoi le tout-ciment abîme les murs

Les maisons de village d'Ollioules, de La Cadière ou du Beausset sont bâties en moellons hourdés à la chaux, sur des murs épais qui régulent l'humidité. Rejointoyer ces murs au ciment pur revient à les enfermer dans une coque étanche.

  • L'humidité, ne pouvant plus s'évaporer par le joint, migre dans la pierre et la fait éclater par le gel ou par les sels.
  • Le joint ciment, plus dur que le moellon, concentre les contraintes au lieu de les répartir.
  • Un mortier bâtard ou une chaux NHL 3,5 conserve la souplesse d'origine et se laisse rattraper dans vingt ans.
  • Le sable local, plus jaune, permet de retrouver la teinte des joints existants sans colorant.

La même prudence vaut pour les scellements : cheville chimique et mortier de calage plutôt que percussion brutale, quand il s'agit de fixer un garde-corps, une console de charpente ou un support de panneau solaire.

Ce qu'on inspecte tous les deux ans sur les ouvrages maçonnés

Un ouvrage en maçonnerie ne tombe jamais du jour au lendemain. Il donne des signes, souvent un ou deux hivers à l'avance, et les repérer coûte infiniment moins cher qu'une reconstruction. Voici le tour que nous faisons quand nous passons pour une visite d'entretien.

  • Le couronnement de souche : fissuré, effrité, ou couvert de mousse ? Une mousse installée signifie que le mortier reste humide en permanence.
  • Les joints de génoise : une tuile qui bouge à la main annonce la suivante. On rescelle les rangs plutôt que d'attendre la chute.
  • Le pied des murets : un ventre, un décalage, une pierre sortie du parement trahissent une poussée du talus derrière.
  • Les seuils et appuis : le larmier doit rester dégagé. Un dépôt de peinture ou de silicone le neutralise et l'eau repart vers le mur.
  • Les scellements de garde-corps : la corrosion du fer gonfle et fait éclater la maçonnerie autour, surtout à moins d'un kilomètre du rivage.

Une reprise ponctuelle prise à temps se compte en heures. La même zone laissée deux hivers de plus se compte en journées, avec échafaudage.

Exemple de chantier : mas à Ollioules, génoise et muret

Sur un mas des hauteurs d'Ollioules, la génoise, côté est, perdait ses tuiles une à une, et le muret bordant l'allée s'était affaissé sur quatre mètres après les pluies d'octobre. Deux désordres sans lien apparent, mais une même cause : de l'eau mal conduite depuis le toit.

Nous avons rescellé vingt-deux tuiles canal sur les trois rangs de la génoise, remplacé six éléments cassés par des tuiles de récupération de teinte proche, puis démonté et remonté le muret avec un drain en pied et une reprise du fil d'eau. Cinq jours d'intervention à deux compagnons. Les photos du chantier figurent parmi nos réalisations récentes.

« Professionnel très consciencieux, travaux impeccables, matériel de haute qualité, chantier laissé propre et net. Satisfaction totale, je recommande fortement cette entreprise. »

Jacques Riess, client dans le Var

Déroulé d'un chantier et communes desservies

Tout commence par une visite : mesures, sondage du support, photos. Vous recevez ensuite un devis où figurent séparément la dépose, les matériaux, la main-d'œuvre, l'évacuation des gravats et, s'il y a lieu, l'échafaudage. Sur les ouvrages visibles depuis la rue, nous vérifions avant de commencer si une déclaration préalable s'impose.

Sur place, la zone de travail est balisée et protégée dès le premier matin : bâches au sol, big-bag pour les gravats, cheminement libre pour les habitants. Les matériaux sont livrés au fur et à mesure pour éviter d'encombrer une allée pendant une semaine. En fin de chantier, nous rinçons les abords et nous vous remettons les photos de chaque étape, y compris celles des parties qui redeviennent invisibles.

Nous intervenons régulièrement sur La Seyne-sur-Mer, Bandol et Le Beausset, avec le reste de notre secteur d'intervention détaillé ici. Si votre projet touche aussi la couverture, le guide consacré au mistral et aux tempêtes explique pourquoi une souche saine sécurise tout le versant.

Les questions posées avant des travaux de maçonnerie

Pourquoi la souche de cheminée s'abîme-t-elle avant le reste du toit ?

Parce qu'elle prend le vent et la pluie sur ses quatre faces, sans aucune protection, et qu'elle subit en plus des chocs thermiques venus de l'intérieur du conduit. Le mortier de couronnement se fissure, l'eau entre, le gel et le sel achèvent le travail. C'est le premier ouvrage que nous contrôlons lors d'un diagnostic de couverture.

Qu'est-ce qu'une génoise et faut-il la conserver ?

C'est la corniche provençale formée de rangs de tuiles canal scellées, qui écarte l'eau du mur en bas de pente. Elle protège la façade autant qu'elle la décore. Nous la reprenons rang par rang plutôt que de la remplacer par une simple planche de rive : c'est le caractère de la maison, et souvent une exigence du PLU.

Quel mortier utilisez-vous sur une maison ancienne en pierre ?

Un mortier bâtard, chaux et faible dosage de ciment, ou une chaux naturelle pure selon la nature du mur. Le ciment seul est trop rigide et trop étanche : il fait éclater la pierre et bloque l'humidité à l'intérieur. La règle est simple, le joint doit toujours rester plus tendre que le matériau qu'il assemble.

Intervenez-vous sur les murets et restanques du Beausset ou d'Ollioules ?

Oui. Nous remontons les murs de soutènement en pierre sèche, avec tri des pierres, lit de fondation, boutisses de liaison et fruit correct côté talus. Sur les terrains en pente de l'arrière-pays, une restanque qui lâche entraîne souvent le mur voisin : nous chiffrons la longueur réellement instable, pas l'ensemble par principe.

Combien de temps prend la réfection d'une souche de cheminée ?

Une à deux journées pour une souche standard : dépose du couronnement, remontée des rangs dégradés, chapeau neuf et solin en zinc raccordé à la couverture. Il faut ensuite laisser sécher le mortier avant d'utiliser le conduit. En période de mistral soutenu, nous décalons : un montage frais n'aime pas le vent.

Faites-vous des reprises en sous-œuvre ?

Nous traitons les reprises légères : linteau à remplacer, appui de fenêtre fendu, angle de mur descellé, jambage à reconstituer. Au-delà, quand la structure ou les fondations sont en cause, nous vous orientons vers une étude de structure plutôt que de bricoler une solution qui ne tiendra pas.

Un ouvrage maçonné se termine presque toujours au contact du toit ou de la façade.

Souche fissurée, génoise qui bouge, muret à remonter ? Décrivez-nous l'ouvrage, on vient voir. Devis gratuit 📞06 62 16 83 99

VARénovation, votre couvreur à Six-Fours-les-Plages

L'atelier se trouve au cœur du Var, à deux pas de la corniche. C'est de là que partent nos camions chaque matin, vers Sanary, Ollioules, La Seyne, Bandol ou la rade de Toulon.

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